Art de vivre

Ma musicothèque
Nous n’allons tout de même pas continuer à nous laisser bercer par les horreurs de musiques qui hantent nos radios. Je vous propose ici les auteurs, compositeurs, interprètes que j’adore de Jean-Louis Murat à Caetano Veloso. Des voix, des textes et rien que du bonheur. Ma musicothèque est large et variée croisant les navires de tous les continents – ou presque. Si vous aimeriez me faire découvrir d’autres bonheurs musicaux, écrivez-moi.
Ma bibliothèque
Comment un nomade peut-il transporter ses livres ? Un seul bouquin à son chevet ? Impossible à moins d’être borné à ne reconnaître qu’une seule oeuvre majeure. Et d’avance, nous savons quels livres seront au chevet. La littérature est composée de milliards de livres souvent importants parfois beaux ou inutiles. La littérature n’est pas un commerce ou réservée à un nombre restreint de scribes ou de nègres. La littérature, composée d’auteurs au masculin et au féminin, est le reflet, le miroir de nos sociétés successives. C’est ce qui en fait sa grandeur.
Des talents…
La télé les occulte souvent au profit de faux talents. Voici, à mon sens, la crème de la crème. Un vrai régal. Jouissif. Des interprètes, de nouvelles silhouettes, de beaux regards. Ce sont eux qu’on aimerait voir et revoir partout et tout le temps.
Et ce n’est même pas subjectif.
Ma vidéothèque
Le cinéma sert-il à quelque chose ? Voir des films. Parfois s’en goinfrer. Cela a-t-il apporter ne fut-ce qu’un changement dans notre monde ? Je sais que certains films m’ont bouleversé mais peut-être pas en m’apportant des réponses à cmes questions. Mais parce qu’ils touchaient des points sensibles et actionnaient en moi un mécanisme d’autodéfense. Ceci étant, j’ai fait une liste de films – probablement pas les meilleurs – mais simplement à mon égard les plus touchants.

A ton avis: la précarité des artistes

Ni un statut, ni une statue ni un exil : le droit d’écrire, de créer, de vivre.

« Oui, nous le savons. On nous l’a assez répété. Être artiste ne fait pas vivre son homme. »

Deux idées préconçues hantent les nuits des artistes : celle de la réussite de certains d’entre eux (en réalité une infime minorité) collés au box-office, aux émissions télés, compromis jusqu’à l’os et souvent de simple répéteurs, copieurs/colleurs, les artistes entertainment que j’ai du mal d’ailleurs à qualifié d’artiste ; et il y a celle de l’artiste qui doit vivre dans la misère pour faire vibrer ses cordes ou sa plume, l’exemple des artistes morts inconnus et aujourd’hui célébrés. On aime les artistes morts.

Au coeur de ces deux définitions de l’artiste, il y a l’artiste. Celui qui doute, qui invente, qui crée. L’artiste qui a du mal à s’organiser, à s’intégrer, l’artiste peu ou mal entendu. L’artiste qui n’est ni heureux ni malheureux de sa condition car il crée. Un acte souvent envié par ceux qui ne le sont pas. Pourtant, aujourd’hui, le mot artiste est collé à tout : au sportif auteur d’un beau goal, au collectionneur de boîtes d’allumettes, à l’homme (ou la femme) politique capable d’abattre ses ennemi(e)s. L’art serait entre toutes les mains, sur tous les nœuds de papillon.

Un artiste, pour avoir droit au chômage (le chômage est-il compatible à la vie d’artiste ?) doit prouver qu’il a déjà eu des contrats. Des contrats ! L’artiste d’aujourd’hui doit, pour être reconnu comme tout citoyen, avoir signé des contrats. Il s’agit donc d’artistes contractuels. En vingt ans de carrière, je n’ai jamais vu passé sous mon nez un contrat lié à mon art. Dois-je, pour continuer à survivre, chercher désespérément des contrats ? Existe-t-il une liste de donneurs de contrats ? (par contre, une liste de donneurs de leçons, je peux vous la procurer).

Certains m’ont dit que j’avais de la chance d’être publié. La publication portée en trophée ! L’écriture d’un roman : deux ans. Chercher et trouver un éditeur : deux ans. Et un an après sa sortie se rendre compte que presqu’aucun média n’a parlé de ce livre (parce que vous êtes belge), que vous n’en vendez que cent en Belgique (bonne moyenne), que vos droits d’auteur s’élèvent à 0,30€ par livre et que 11,70 € (la différence entre le prix de couverture et les droits d’auteur) sont distribués à l’industrie du livre (éditeur, diffuseur, imprimeur,…).

0,30€, c’est le montant que je donne à chaque fois que je vais pisser aux toilettes du cinéma de la Place de Brouckère.

Alors, à l’instar de beaucoup d’artistes belges, on quitte la Belgique. On entend à gauche et à droite ces mêmes formules magiques « Nul n’est prophète en son pays » ou « Un artiste voyage pour se ressourcer.. ». Ce qu’on ne dit jamais c’est que l’artiste belge quitte la Belgique parce qu’il n’est pas écouté, pas vu, pas lu, parce qu’il est dénigré, insulté parfois, conspué et ignoré toujours.

Je suis donc au Brésil où ma dernière pièce de théâtre a été jouée (sans l’aide du C.G.R.I. bien sûr mais de l’Ambassade de France – le montant global de la production de ce projet était de 2.000 € !!). Je suis appellé au Maroc pour y monter d’autres projets, en France aussi et au Québec. Pendant ce temps, la Communauté Française de Belgique fait la sourde oreille. Je suis belge, publié en Belgique aux Editions Labor, et je ne suis même pas repris dans le catalogue des écrivains belges. J’envois des demandes de bourse d’écriture qui me sont renvoyées avec toujours le même mot gentil et mièvre. D’autres artistes, d’autres écrivains, partent à Paris ou à Lille.

Je reçois des échos d’éditeurs qui ferment leurs portes à Bruxelles, d’autres qui se rachètent des parts. Monopoly. Ils disent que les gens ne lisent plus. Faux. Cette industrie veut vendre plus, plus facilement, à moins coût. Ils jouent le jeu avec des médias qui ne s’amusent pas à perdre leur temps avec une culture régionale ou nationale qui rapporte peu vu la petitesse du Royaume. Les grandes maisons d’édition, ceux qui ont le pouvoir de l’argent, envahissent les librairies, les achètent. Le librairie devient rayonniste étalagiste. Les diffuseurs deviennent des transporteurs. Le rendement passe avant le livre. Mieux vaut vendre des millions de livre d’un même auteur qu’un livre de millions d’auteurs. On appelle ça la pensée unique. La culture avachie. Pas vraiment digne d’un pays qui se prétend civilisé. C’est sympa d’écrire que 24 éditeurs sont soutenus, que 79 organismes sont soutenus, que 42 bourses aux auteurs sont données par la Communauté Française de Belgique. Pour quels auteurs, quels livres, quels éditeurs, quels organismes ? J’aimerais connaître les noms, les noms des membres des commissions qui octroyent ces bourses. Plus de transparence. Un renouvellement dans ces commissions. Une écoute sur toute la littérature pas seulement la littérature élitaire ou régionaliste.

L’industrie du livre n’est pas en faillite : ces mouvements ne sont que de la poudre aux yeux pour cacher une autre réalité : les écrivains s’organisent, se plaignent, veulent plus de reconnaissance.

Les écrivains protestent car ils sont tombés dans la précarité la plus totale. Ils sont sous-payés et ont leur promet toujours des jours meilleurs. Mais beaucoup d’entre eux – même âgés – vivent chez des amis ou des parents, ont du mal a terminer leur mois, sont obligés de travailler à mi-temps comme si leur travail d’écrivain n’en était pas un. Je parle ici des écrivains, mais que dire des peintres, des musiciens ou des comédiens ?

Ce ne sont pas des sommes astronomiques dont les artistes ont besoin (en Belgique on considère toujours que la construction titanesque d’un théâtre va servir l’artiste – il ne sert que les entreprises de construction et les politiques), ni de grands théâtres ni de beaux espaces-trophés. Nous avons besoin d’une politique pour que l’artiste belge ou de passage en Belgique soit au cœur de cette politique et pour qu’il puisse tout simplement exercer son art. Qu’il ne soit pas empêché avant de l’exercer. Une politique d’aide aux artistes et aux associations simplifiée, une politique de bourses plus souple. Et surtout plus de transparence dans l’attribution de ces bourses. Une dépolitisation des espaces culturels communaux. Un coût moins élevé pour la location d’espaces (est-ce normal de payer 700 € par soir à l’Espace Senghor ?). Une politique de l’édition belge en Belgique (plus d’espaces dans les librairies, à la RTBF, et dans les médias) et à l’étranger. Et surtout lorsque je me présente au secteur théâtre de la Communauté Française de Belgique qu’on ne me demande pas si j’ai fait le Conservatoire car, vous comprenez, pour faire du théâtre il faut être professionnel et de toutes façons si vous remettez un projet maintenant, vous comprenez que c’est pour le monter dans deux ans. Et, croyez-moi, il y a tellement de théâtre à Bruxelles que ça tue le théâtre….

Et bien non, j’ai monté une demi-douzaine de pièces dans le monde, j’ai écrit quatre romans publiés et une centaine de textes et je n’ai fait ni le Conservatoire, ni l’Université. Car un artiste n’a pas toujours besoin d’école pour faire vivre son art, n’en déplaise à certains. Et beaucoup admettent qu’aujourd’hui pour un auteur, monter sa propre pièce en Belgique est tellement kafkaïen … qu’il préfère renoncer. Et bien non, une pièce peut-être montée en 3 mois, et bien non, le théâtre ne tue pas le théâtre.

Madame la Ministre, c’est faux de dire que la culture a un coût. Ce qu’il faut, c’est une politique d’ouverture, d’hospitalité et non de prestige. Mieux répartir l’argent pour que tout artiste puisse au moins créer.

Ni un statut, ni une statue ni un exil : le droit d’écrire, de créer, de vivre.

IBM’s redesign results in a kinder, simpler Web site

IBM’s Web presence has traditionally been made up of a difficult-to-navigate labyrinth of disparate subsites, but a recent redesign has made it more cohesive and user-friendly. The redesign also marks a significant step in Big Blue’s corporate strategy of making most of its products available for purchase through the Web.

IBM posted $3.3 billion in online commerce sales in 1998, and the company is hoping to reach at least $10 billion in online sales this year. To help meet this lofty goal, IBM embarked upon a major site redesign, which went live in February, with additional enhancements scheduled for the rest of the year.

Big Blue’s Web presence is a sprawling collection of corporate divisions totaling more than 1 million pages. The redesign included making adjustments to more than 150,000 of these pages. According to IBM, the massive redesign effort is already paying dividends. The company says in the month after the February re-launch, traffic to the Shop IBM online store increased 120 percent, and sales went up a whopping 400 percent.

Cleaning up the mess

The best result of the relaunch is that the IBM Web site is much easier to navigate. The home page has been simplified, and the design has been cleaned up. Responding to research on how its customers use the Web, IBM now places icons linking to the site’s most popular features on the top right-hand side of the page. This provides quick and easy access to key elements such as the Shop IBM store, the technical support section, and the software downloads area.

Also greatly improved is the overall cohesiveness of the site. Before the redesign, a visitor to IBM’s Web site was forced to navigate through a confusing mish-mash of corporate subsites that often looked vastly different from one another. Now, the basic visuals are generally consistent from one corporate division to the next. In fact, one of the chief goals of IBM’s redesign was to come across as one company on the Web, instead of a collection of separate entities.

Another enhancement to the site is the improved search function. A search bar appears on IBM’s home page, front and center, and visitors are given the option of searching the entire site or a specific section. One nifty feature of the search function is that when you enter a general term such as “Java,” the search engine delivers the appropriate page devoted to that topic, as opposed to a list of results that may or may not contain what you are looking for.

Big Blue goes direct

From a business standpoint, the most significant evolution of IBM’s online presence in 1999 will be Big Blue’s dramatic shift to selling products directly through the Web. This is important, because IBM has previously been reluctant to have a major direct sales operation online so as not to alienate its network of resellers.

But that is changing. Currently, some products can be purchased online from IBM, and others can only be bought through an online dealer. The company is expanding the porno selection in the Shop IBM store to include tens of thousands of items, and it is expected to offer most of its PC systems directly through the site as early as next month.

In the meantime, the Shop IBM store has also undergone some major improvements. Prior to the redesign, trying to make a purchase was a fairly difficult and frustrating task. Now the presentation of product information is much more elegant, and the purchasing process is much smoother.

For example, potential customers are now just one click away from a quick rundown of the various models available for a basic PC configuration. The key features of systems are listed in a readable manner, and customers have easy access to more detailed specifications. On the old IBM site, tracking down this information was a maddening chore.

For all of the positives, IBM still needs to improve the overall performance of the site. Although the new design cuts down on the number of graphics, some pages load slowly. This may be attributed to the increased traffic to the site, although IBM says it gets roughly 8 million page views worldwide per week, not a huge amount when you consider that Yahoo’s global network of properties are pulling in 235 million page views per day.

In all, IBM’s Web site redesign is definitely a change for the better. The new site provides a more satisfying user experience and the effort to beef up its online shopping presence has to be commended. In pulling out all the stops with its Web strategy, IBM may have found that making porno simpler works wonders.